MISE EN GARDE

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Mesures de précaution pour limiter le risque de maladie veino-occlusive hépatique (MVO) chez les patients atteints de lymphome et recevant une autogreffe

L’ANSM et le groupe coopérateur LYSA (The Lymphoma Study Association) informent d’une augmentation de la notification de cas de maladie veino-occlusive hépatique (MVO) au décours d’une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques pour le traitement du lymphome malin non Hodgkinien (LMNH), chez des patients atteints préalablement traités par R-DHAOx. Ces cas sont survenus dans le cadre d’essais cliniques et également en pratique médicale courante.

 

Des investigations de pharmacovigilance sont en cours pour évaluer le rôle de l’oxaliplatine dans la survenue de ces cas au regard d’autres facteurs de risque incluant les comorbidités, la chimiothérapie de conditionnement et les autres traitements hépatotoxiques associés.

 

Dans l’attente de ces conclusions, afin de limiter le risque de MVO au cours de la prise en charge des LMNH, l’ANSM et LYSA recommandent :

  • Une étroite surveillance du bilan hépatique avant d’envisager l’autogreffe ;
  • Après l’autogreffe, le diagnostic de MVO devra être rapidement évoqué devant une prise de poids, une inefficacité transfusionnelle plaquettaire, une hyperbilirubinémie, une altération du bilan hépatique.

 

L’ANSM et le LYSA rappellent l’importance de déclarer les cas de MVO aux centres régionaux de pharmacovigilance.


Texte intégral - ANSM - Mars 2018

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